C'est Napoléon III qui décida en 1862 de rénover le château de Saint-Germain, pour y installer un musée qui réunirait "les pièces significatives de notre histoire nationale".
Eugène Millet se chargea de la rénovation, et les travaux se poursuivirent jusqu'au début du XXe siècle ; c'est le temps qu'il fallait pour remettre à neuf, et restituer, suivant les voeux de l'empereur, le château démantelé, couvert d'un enduit noirâtre, qui renfermait alors un dédale de cellules, de corridors et de faux planchers, de façon à lui donner l'apparence qu'il avait sous François Ier.
On trouve également une chapelle gothique, et une immense salle de bal.
Les collections suivent, ce qui était à l'époque une nouveauté, un ordre chronologique, et s'organisent ainsi suivant sept périodes.
L'âge de la pierre taillée d'abord, le Paléolithique, qui s'étend des origines à -8000, puis celui de la pierre polie, le Néolithique, ou l'âge de la sédentarisation, au fondement du mode de vie des sociétés modernes.
L'âge de bronze ensuite, la naissance de la métallurgie, et une hiérarchisation croissante, autrement dit, la naissance d'une société inégalitaire, avec ses tombes princières et ses tombes à char.
Les salles consacrées à la Gaule romaine présentent des objets d'artisanat et de vie rurale, et celles consacrées à la Gaule mérovingienne rassemblent des bijoux en grenat, des objets damasquinés, et des épées damassées.
Le musée, apparu à une époque où se développait l'archéologie, s'est encore enrichi, et constitue l'une des collections archéologiques les plus complètes de France.
Musée des Antiquités nationales
Château - Place Charles de Gaulle
78100 Saint-Germain-en-Laye